La loi sur la
parité s’appliquera dès les prochaines
élections
municipales et
cantonales de mars 2008
La loi «tendant
à promouvoir l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats
électoraux et fonctions électives» est publiée au JO de ce matin
(1er février 2007).
Principale modification de la législation : la
présentation des listes aux élections municipales dans les communes de
3.500 habitants et plus. Jusqu'ici, au total de
la liste «l’écart entre le nombre de candidats de chaque sexe ne
(pouvait) être supérieur à un», et «au sein de chaque groupe entier de
six candidats dans l’ordre de présentation de la liste doit figurer un
nombre égal de candidats de chaque sexe». Désormais, et dès les
élections municipales de mars 2008, il devra y avoir une alternance
stricte dans la présentation de la liste entre «un homme, une femme, un
homme, une femme, etc.» ou, bien sûr «une femme, un homme, une femme, un
homme, etc.» (c’est le principe dit «chabadabada»).
Deuxième mesure, prévue celle-là dès le texte d’origine, l’institution
de la parité pour la désignation des adjoints au maire. Pour ce faire,
l’élection des adjoints sera déconnectée de l’élection du maire. Dès
2008 également, dans les communes de 3.500 habitants et plus, les
adjoints au maire seront élus au scrutin de liste, «l’écart entre le
nombre de candidats de chaque sexe au sein de chaque liste ne pouvant
être supérieur à un».
Par ailleurs, chaque conseiller général devra désormais être pourvu d’un
«remplaçant» qui sera nécessairement de sexe opposé. Ce remplaçant ou
cette remplaçante, sera appelé(e) à occuper le siège en cas de vacance.
Au seul cas de vacance par décès qui était prévu par le texte d’origine
du projet de loi, les parlementaires ont ajouté celui de la démission
nécessitée par le respect de la loi sur le cumul des mandats, de
nomination au Conseil constitutionnel et également de la «présomption
d’absence».
S’agissant des conseils régionaux, où la présentation des listes se fait
déjà selon une alternance stricte des candidats de chaque sexe depuis la
loi du 11 avril 2003, les dispositions de la nouvelle loi instituent des
obligations de parité dans l’exécutif régional: vice-présidents et
membres de la commission permanente.
(1) Loi n° 2007-128 du 31 janvier 2007 tendant à promouvoir l'égal accès
des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives,
JO du 1er février 2007.